Equilibre acido-basique & Déclinaisons d’automne

L’Equilibre acido-basique

De quoi s’agit-il exactement?

Il serait illusoire d’expliquer ici tout ce que représente l’équilibre acido-basique. Les répercussions, symptômes, maladies et les préconisations qui en découlent sont nombreux. Je m’attache ici à schématiser les choses et à vous donner une déclinaison de recettes qui peuvent être utiles à son maintien. En bas de l’article vous trouverez une bibliographie de livres qui m’ont aidée à le comprendre.


Décomposons cette expression savante, pour laquelle, j’ai souvent en réponse: « l’équilibre quoi?! »  

Je souris et je commence mon explication (courte) que je fais plus longue ici.

Cela me semble important de se remémorer que l’organisme veille en permanence au maintien de son propre équilibre. Notre organisme a son intelligence propre qu’il est important de respecter. Si symptôme il y a, à nous d’en chercher la cause. C’est ce qu’enseigne la Naturopathie et c’est ce qui me passionne.

L’équilibre acido-basique fait partie de ces paramètres que l’organisme « check » à tout moment. Tout se passe à l’intérieur, dans les échanges entre les organes, les circuits, les muscles, les os, la peau.

Cet équilibre peut être comparé à une balance qui va parfois à gauche parfois à droite et se rétablit sans cesse sans que nous nous en apercevons, tout au moins au début. Cet équilibre se retrouve partout. Chaque partie du corps a une mesure bien spécifique basse et haute à maintenir. Dans cet intermédiaire, elle jouit de sa pleine santé et peut interagir avec les autres parties de l’organisme sans les déséquilibrer.

L’équilibre acido-basique se mesure par le potentiel hydrogène (pH) qui se mesure de 0 à 14.

Quelques notions (de base) de chimie avec le papier pH :

A gauche, de 0 à 7 se trouvent les acides. A droite, de 7 à 14 se trouvent les bases. Ni l’un ni l’autre n’est bon ni mauvais, seul une concentration élevée ou faible de l’un ou de l’autre est mauvaise. Par voie de conséquence, une concentration élevée de l’un entraîne une concentration faible de l’autre. Un excès d’acides provoque une concentration faible de bases.

7 étant la mesure du milieu, la concentration en acide et base est la même.

Les acides:

Situés de 0 à 7, ils sont les plus souvent incriminés dans le rythme de vie d’aujourd’hui. En effet sur le long court, ils provoquent l’acidification des tissus par oxydation des tissus, la déminéralisation, une baisse de l’immunité… ce qui fait la place à des pathologies plus graves par la suite. 

En effet, l’organisme peut lutter pendant plusieurs années pour rééquilibrer le trop d’acidité avant qu’un symptôme plus important ne se déclenche.

Néanmoins, à tout instant, il est possible d’agir en rééquilibrant, en douceur et avec (beaucoup de) bienveillance envers vous-même, les paramètres liés à l’hygiène de vie

Les trois sources majeures d’acidité majeure proviennent d’une alimentation inadaptée & déséquilibrée souvent « raffinée & industrielle » riche en sucres et en gras, d’un manque d’oxygène (fourni par des exercices physiques) et d’un stress intense et/ou chronique non ou mal appréhendé

Dans cet article, je vais vous parler uniquement d’alimentation.

A noter que les acides ne provoquent pas les mêmes effets négatifs sur tout le monde. Certains profils (naturopathiques) sont plus sensibles que d’autres. Ces profils vont moins bien « gérer » les acides. Il sera utile à ces profils d’adapter un rythme de vie favorisant un équilibre. Les autres profils ne sont pas en reste, car même s’ils « gèrent » mieux l’acidité pour l’instant; sur les années, l’acidité a des effets délétères. Les symptômes peuvent être plus brutaux et soudains, signe que l’organisme a « encaissé » pendant longtemps avant de lâcher.

Mais, l’acidité en soi a du bon quand elle est naturelle dans son milieu. La vie a besoin d’un milieu acide pour se développer !

L’équilibre acido-basique ne se résume pas à un conflit manichéen! Au contraire, c’est subtil, une association, un compromis à chaque étape, à chaque étage pour laisser le meilleur, de ce qui peut se manifester, se manifester.

Les bases:

En trop grande quantité, elles vont favoriser la propagation de bactéries, virus et champignons. Néanmoins, dans le rythme de vie actuel, nous en avons beaucoup besoin. Elles permettent de tamponner le trop d’acidité  du corps, en faveur d’un équilibre. Les bases se trouvent dans le corps au niveau des os, des tissus & des muscles.

C’est ce qu’on nomme le « système tampon » qui permet d’encaisser (sans perdre son équilibre) le choc causé par l’arrivée de substances acides. *

(La réaction chimique est celle-ci : 1 acide + 1 base (un minéral ou oligo-élément) > 1 sel + eau)

Les minéraux et oligo-éléments trouvés dans l’alimentation constituent une partie des « bases » que nous pouvons trouver (il y en a d’autres comme vu plus haut). Quand l’alimentation (un des piliers de l’équilibre AB) est carencée en minéraux et oligo-élements, l’organisme les puise à l’intérieur du corps. Pour maintenir les taux de pH dans leur bonne proportion de santé, l’organisme puise là où il en trouve dans le corps, c’est-à-dire les os, les tissus et les muscles.

Dans notre corps tout est mouvement, flux, vie. L’équilibre acido-basique fait partie de cette vie dont nous avons besoin de prendre soin pour servir l’intelligence de la vie dont nous (hommes et femmes conscients) faisons partie.

L’alimentation et l’équilibre entre acides et bases

Dans l’alimentation, il s’agit aussi d’un équilibre 😊. Il y a des grandes lignes pour débuter dans le maintien d’un équilibre acido-basique.

Ensuite, c’est un affinage individuel à travailler avec la naturopathie, en compagnie d’un professionnel (c’est mieux) et que vous saurez faire sur le moyen et long terme par vous-même.

Attention, les grandes lignes restent des grandes lignes ! C’est limité et réducteur d’arrêter à cette liste la variété de l’alimentation. Ces grandes lignes, nous ne les suivons pas tout le temps, mais l’idée est de les avoir dans l’objectif 📷 pour s’en rapprocher le plus souvent possible afin de prendre soin de nous.

Nombre de livres de recettes pourront vous inspirer à ce sujet. Je pense notamment à ceux de Valérie Cupillard.

Parmi les grandes lignes, je retiens:

  • une alimentation la plus naturelle possible, avec une grande part de légumes, de fruits
  • le respect de la saisonnalité (très important pour que les légumes et fruits ont leur meilleure capacité nutritive)
  • des céréales semi-complètes (+) (ou complètes selon l’état de votre santé intestinale), à faire tremper la veille dans de l’eau pour enlever l’acidité des graines
  • une part modérée de protéines animales 2 à 3 fois / semaine (et éviter la viande rouge) et favoriser les petits poissons
  • une réduction (voire une suppression) des produits laitiers (surtout de vache), ils sont très acidifiants
  • des légumineuses sur 2 ou 3 repas dans la semaine, à faire tremper la veille également pour la même raison que les céréales
  • des huiles de première pression à froid de qualité: olive, cameline, chanvre, colza, noisettes, noix (si possible directement de chez le producteur surtout pour la cameline, chanvre et noix) et sous forme d’oléagineux (amandes, noisettes, noix, noix de cajou…) à faire tremper la veille
  • des sucres de bonne qualité en petite quantité: de canne (roux), complet, de coco
  • une eau de qualité avec moins de minéraux que plus (vérifier le résidu à sec sur les bouteilles) néanmoins, je vous conseille de favoriser les filtreurs d’eau à brancher directement sur le robinet ou en dessous, ou directement sur l’arrivée (cela consomme moins de plastique, c’est mieux pour la planète)

J’ai volontairement mis l’accent sur les aliments à intégrer plutôt que sur les aliments à réduire ou supprimer. Je pense que le terme « alimentation raffinée & industrielle » cité plus haut est assez parlant.

La spécificité des légumes:

Pour les personnes souffrant d’acidité prononcée, je préconise d’enlever les principaux légumes acides, dont la master en chef est la tomate (surtout cuite) mais aussi crue si en grande quantité, puis les épinards cuits. Attention également aux agrumes.

Déclinaisons rouge-orangées

L’envie m’a pris de trouver les associations subtilement dosées pour berner le palais sur la composition des sauces. Un vrai jeu réalisé pendant quelques semaines à plusieurs reprises, avec des ingrédients différents.

Toutes mes sauces sont réalisées avec le blender Vitamix, dont vous trouverez plus d’informations: ici. Celui-ci permet un vrai onctueux à la sauce que le bras ne permet pas.

La tomate est le légume le plus consommé dans nos habitudes alimentaires. Malheureusement, la tomate est loin d’être le légume qui pousse à longueur d’année dans nos contrées. Il s’agit plutôt de la carotte! Pourtant, la tomate est souvent mise à toutes les « sauces ».

Voici trois déclinaisons pour alterner de la tomate quand:

  • la tomate ne convient pas à votre organisme (acidité, renvoi…)
  • ce n’est pas la saison de la tomate (qui s’étale de mi-juin à fin septembre / début octobre)
  • vous avez envie de prendre soin de vous en mangeant moins de tomate car vous êtes conscient que ce n’est pas bon pour votre organisme
  • vous avez envie de changer et de découvrir de nouveaux goûts tout en conservant un quelque-chose de son goût
  • vous avez envie de changer la façon de préparer les ingrédients des recettes ci-dessous
  • vous êtes curieux de trouver de nouvelles associations de goût !

Déclinaison aux couleurs de l’automne de sauce tomate sans tomate :

Les proportions sont pour environ 4 personnes.

Première déclinaison:

Cette première fut un essai, j’ai trouvé la recette d’une auteure et formatrice (dont le nom m’a échappé au moment où j’écris cet article!) il s’agit d’Eva Claire Pasquier sur le blog d’Absolute Green.

Il s’agit d’associer carotte, betterave, oignon, gousse d’ail, herbes de Provence et 1/2 cac de purée de prunes Umeboshi (que j’ai remplacé par du vinaigre d’Umeboshi en l’absence de purée, moins onéreux) et huile d’olive de première pression à froid que j’ajoute à la toute fin pour ne pas cuire l’huile.

Dans les proportions suivantes: 4 carottes, 1/4 de betterave, 1 oignon, 2 gousses d’ail, 1 à 2 pincées d’herbes de Provence, 1 à 2 cas d’huile d’olive

Dans le Vitamix:

 

Cette première version « essai » a été un peu trop liquide (dû au remplacement par le vinaigre et du jus de cuisson des légumes) et je n’ai pas osé prendre de photo, cela ne rendait pas grand chose d’appétissant.

Pour les déclinaisons suivantes, les herbes aromatiques (en fonction de ce que j’avais sous la main) et l’huile d’olive sont les notes qui donnent le goût typique à la sauce. L’oignon et la gousse d’ail ajoutent quelque-chose de plus mais ne sont pas indispensable, si vous ne les supportez pas.

Déclinaison d’automne onctueuse

Avec carotte, betterave et lentilles corail, oignon, gousse d’ail, thym, sauge, romarin, laurier

Dans les proportions: j’ai ajouté 1 cas de lentilles corail pré-germées (trempées 20 minutes avant). Seule la lentille corail permet ce trempage très court. Dans le Vitamix, les lentilles se mixent parfaitement pour obtenir ensuite une texture très onctueuse.

 

Voilà le résultat dans le blender et dans la casserole: Ici la couleur orangée est du en partie à l’appareil photo. Dans le cas où votre sauce est trop orangée, elle peut être rendue plus rouge par une quantité de betterave plus importante.

 

Déclinaisons d’automne parfaites (ou presque) numéro 1 & numéro 2

Je les ai classées toutes les 2 en haut du podium et je n’arrive pas à les départager. Elles ont toutes les deux la texture que j’ai imaginée d’une sauce tomate parfaite. Et pour ceux qui n’apprécient pas la betterave, on ne sent pas la betterave, elle donne juste sa belle couleur prune, qui mélangé à l’orange, donne la couleur rouge. La photo principale de l’article illustre sa jolie texture. 

La texture du potiron donne cette onctuosité bien dosée qui en fait une sauce ni trop épaisse ni trop liquide.

  • La Parfaite n°1: 300 g potiron (sans la peau), 3 prunes en saison (ou 1 à 2 cas vinaigre de prunes : Umeboshi, j’ai ajouté volontairement plus de vinaigre car je trouve cela meilleur, mais la quantité est à adapter selon votre goût), 30 g betterave
  • La Parfaite n°2 : 150 g potiron (sans la peau) , 150 g potimarron, 3 prunes en saison (ou vinaigre de prunes : Umeboshi), 30 g betterave.

Dans cette version, le potimarron rajoute de la texture et de la douceur.

 

Les temps de préparation & de cuisson

La découpe des légumes me prend environ 15 à 20 minutes.

La cuisson se fait à l’étouffée et je surveille la température. Je fais en sorte que la température arrive jusque 60-70° pas plus. Ce qui avoisine aussi 20 minutes.

Puis je mixe au Vitamix environ 2 à 3 minutes en fonction de l’épaisseur de la soupe, je peux ajouter un peu d’eau chaude. Ensuite soit je sers directement dans l’assiette, soit je remets dans la casserole pour maintenir au chaud sans chauffer la sauce.

Les associations de l’assiette

Elle se marie très bien avec tout type de pâtes de blé, d’épeautre, de lentilles corail, du quinoa ou du riz (comme je l’ai fait). Elle se marie aussi très bien avec un poisson.

 

Je vous souhaite de belles découvertes automnales 🍁


Bibliographie:

  • Régénérons notre Equilibre Acido-Basique, Re-construisons notre Potentiel Energie, Ed. Méicatrix Dr Philippe David (que je recommande vivement pour la reconnaissance de la symptomatologie!)
  • L’équilibre acido-basique, Ed. Jouvence Santé, Christopher Vasey (*)

Pour commencer dans l’alimentation respectueuse de son corps:

  • Bio, bon, gourmand, Mes recettes pour cuisiner les aliments bien-être, de Valérie Cupillard
  • site internet de mon amie Mély, Chaudron Pastel qui vous emmènera en poésie à prendre soin de vous

 

mise à jour : 2/11/18